Bâtiment Sciences Mirande – Bureau D104
Modèles théoriques pour l’analyse et la modélisation de spectres de molécules d’intérêt atmosphérique et astrophysique (ICQ/MARS) :
Effet Jahn-Teller, approche algébrique, théorie de la symétrie et opérateurs tensoriels irréductibles, méthodes numériques pour la résolution de l’équation Schrödinger indépendante du temps – approche variationnelle, molécules rigides et non rigides, étude des effets isotopiques, construction de modèles effectifs à partir de surfaces d’énergie potentielle et de moment dipolaire ab initio, construction et distribution de bases de données pour différentes applications (exo)planétaires.
J’ai obtenu mon doctorat en 2002 (PDF) au Laboratoire de Physique de l’Université de Bourgogne (LPUB) avant de partir en post-doc à l’ETH Zürich (2003-2004) dans le groupe du Pr. Quack. J’ai ensuite effectué un post-doc CNRS au GSMA, Université de Reims Champagne-Ardenne (2005) dans le groupe de V. Tyuterev, puis un autre post-doc (ANR) au PhLAM, Université Lille 1 (2006), dans le groupe de T. Huet.
J’ai été recruté en tant que chargé de recherche 2ème classe (CR2) et affecté au GSMA à Reims le 1er octobre 2006, puis promu CR1 en 2010. En janvier 2018, j’ai soutenu mon Habilitation à Diriger des Recherches (PDF) . Je suis directeur de recherche 2ème classe (DR2) depuis le 1er octobre 2021.
Après plus de 19 années passées au GSMA, j’ai intégré au 1er janvier 2026 le Laboratoire Interdisciplinaire Carnot de Bourgogne (ICB) à Dijon afin d’y poursuivre mes recherches en physique moléculaire.
Je m’intéresse à la modélisation de spectres moléculaires pour des applications atmosphériques et, plus généralement, (exo)planétaires, à l’aide de calculs ab initio. Cela passe par la résolution de l’équation de Schrödinger indépendante du temps à l’aide de méthodes numériques optimisées visant à réduire la dimensionnalité (réduction de modèles, contraction de bases, etc.), le tout combiné à une utilisation poussée de la symétrie. Je développe l’ensemble des codes de calcul associés, notamment le code TENSOR.
Mes premières activités de recherche ont été tournées vers la spectroscopie rovibronique et l’effet Jahn-Teller, via une approche effective tensorielle appliquée à des molécules à couches ouvertes présentant une symétrie élevée. En parallèle, je me suis également intéressé à une approche de type algébrique u(n) pour le traitement d’états électroniques doublets, triplets et quadruplets.
Mes premiers calculs via une approche variationnelle ont été effectués sur une quinzaine de molécules diatomiques, en incluant des corrections adiabatiques et non-adiabatiques. J’ai ensuite approfondi cette approche par l’utilisation de bases primitives optimisées associées aux solutions propres de modèles exactement solubles (oscillateurs de Morse, de Kratzer, de Pöschl-Teller, etc.), en exploitant leurs propriétés analytiques et algébriques. Ces petits systèmes ont constitué un excellent laboratoire d’étude, puisqu’ils m’ont permis d’étendre cette approche à des molécules polyatomiques plus complexes (toupies asymétriques, symétriques et sphériques), rigides (formalisme d’Eckart-Watson) et non-rigides (formalisme de Hougen-Bunker-Johns). Un Hamiltonien nucléaire est alors construit de manière systématique à partir de surfaces d’énergie potentielle ab initio et exprimé à l’aide d’opérateurs tensoriels irréductibles— adaptés à un groupe de symétrie moléculaire quelconque — à partir de coordonnées normales ou curvilignes. Pour le calcul des intensités, des surfaces de moment dipolaire ab initio sont construites par mes collègues en chimie quantique et utilisées dans le code TENSOR.
Depuis 2022, je m’intéresse à la construction de modèles effectifs « globaux » ab initio. Pour cela, j’ai développé une méthode numérique pour la construction d’Hamiltoniens et de moments dipolaires effectifs non-empiriques, y compris pour des schémas de résonances très complexes.
La finalité de ces travaux est la construction de bases de données théoriques destinées à l’étude de l’atmosphère terrestre, à la planétologie et à l’astrophysique. Avec mes collègues, nous avons publié et mis à la disposition de la communauté des listes spectroscopiques de référence — notamment celles de CH4 jusqu’à 12000 cm-1 et qui demeurent largement utilisées (Titan, exoplanètes). Je collabore avec de nombreux expérimentateurs et planétologues.
Je compte poursuivre mes développements théoriques à l’ICB en exploitant différents leviers méthodologiques afin d’accélérer les temps de calcul, de réduire leur coût en mémoire et d’augmenter la taille des systèmes étudiés (jusqu’à une douzaine d’atomes).
En 2025, j’ai intégré le classement Top2% Stanford-Elsevier https://top2percentscientists.com. Au 1er janvier 2026, 139 papiers sont parus dans des journaux à comité de lecture.

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and Mechanics
Design
Quantum Interactions
and Controls
Metallurgical Processes, Durability, Materials