Bureau n°C320 – Bâtiment Sciences et Techniques – Mirande
Conception et optimisation des nanoassemblages combinant des nanoparticules de silice mésoporeuses et d’or pour délivrer de façon contrôlée un agent anticancéreux et évaluation leur efficacité et leur ciblage.
Depuis 2025 : Doctorat de nanomédecine (Ecole doctorale environnement santé, Université Bourgogne Europe)
2023-2025 : Master international Chemistry for Life Science (Université Grenoble Alpes)
2019-2023 : Licence de chimie biologie (Université Grenoble Alpes)
De nos jours, la demande est de plus en plus forte pour concevoir des outils capables d’améliorer le diagnostic de certaines pathologies et d’optimiser l’efficacité des traitements, en particulier en cancérologie. Dans les chimiothérapies conventionnelles, les agents anticancéreux sont généralement administrés par voie intraveineuse et délivrés de manière non spécifique, entraînant des effets indésirables et toxiques importants. Par ailleurs, pour combattre certaines tumeurs résistantes aux thérapies classiques, l’une des approches les plus prometteuses consiste à associer la radiothérapie à la chimiothérapie. Toutefois, des avancées restent nécessaires pour maximiser l’accumulation des agents anticancéreux et des rayonnements au niveau des tumeurs.
La thèse s’inscrit dans ce contexte et fait partie d’un programme de recherche et développement interdisciplinaire i-NanoT, financé par les Fonds européens de développement régional (FEDER). L’objectif de ce programme, qui associe plusieurs partenaires académiques, cliniciens et industriels en région Bourgogne Franche-Comté, est de proposer des solutions innovantes à base de systèmes nanoparticulaires pour le diagnostic et le traitement de diverses pathologies, telles que le cancer, les maladies inflammatoires et infectieuses.
L’objectif est de développer de nouvelles nanoplateformes théranostiques combinant des nanoparticules de silice mésoporeuses (NSM) et des nanoparticules d’or (AuNP) de très petite taille pour une application en cancérologie.
Les NSM, développées au sein du Laboratoire ICB serviront de nanovecteurs pour transporter un agent anticancéreux. Les AuNP, synthétisées au Laboratoire LCE à Besançon, apporteront leurs propriétés radiosensibilisantes et leur capacité à servir d’agents d’imagerie. Dans le cadre de ce projet, elles permettront aussi de contrôler la libération de l’agent thérapeutique.
Les MSN seront synthétisées par voie sol-gel en présence de tensioactifs structurants d’après une méthode mise au point au sein du laboratoire ICB. Leur taille sera optimisée afin d’assurer leur stabilité colloïdale en milieu physiologique après greffage des AuNP et en présence d’agent d’imagerie.
Un lien clivable sera également mis au point pour lier temporairement les particules d’or aux particules de silice mésoporeuses. Ce lien devra se rompre sous l’effet d’une contrainte d’origine chimique ou physique pour éviter la libération prématurée de l’agent anticancéreux avant qu’il n’atteigne sa cible. Le développement de ce lien clivable représentera une partie importante de ce travail de thèse et sera réalisé en étroite collaboration avec le laboratoire ICMUB de Dijon.
Une dernière partie de la thèse sera consacrée à l’évaluation préclinique in vitro des nanoassemblages NSM-AuNP chargés en agent thérapeutique, en testant leur cytotoxicité sur différentes lignées de cellules cancéreuses. La localisation cellulaire des nanoassemblages sera également évaluée par microscopie à fluorescence. Ces travaux seront réalisés au sein du Laboratoire INSERM CTM à Dijon.
Chimie appliquée aux sciences du vivant
Conception, Optimisation
et Modélisation
en Mécanique
Interactions et
Contrôle Quantiques
Procédés Métallurgiques Durabilité, Matériaux